La "COP21" vient de s'achever en fin de semaine dernière avec la signature de l'accord de Paris. Certains le qualifient d'historique pendant que d'autres n'y voient qu'une déclaration de bonnes intentions, soulignant qu'en l'absence de mécanisme coercitif, cet accord n'est pas juridiquement contraignant. Pour notre association, qui s'est rendue au Bourget pour l'occasion, le lien avec la nature et la protection de l'environnement qui en découle, beaucoup plus larges que les seules émissions de CO2, doivent être redécouverts et placés au cœur de l'enseignement pour devenir un savoir fondamental. Nous pensons que les peuples premiers peuvent nous y aider.

L'épuisement des ressources fossiles, les émissions de CO2 et la pollution de l'air qui en découlent sont certes un problème important. Comme disait le Sheikh Rashid ben Saïd al-Maktoum, émir de Dubaï : « Mon grand-père se déplaçait en chameau. Mon père conduisait une voiture. Je vole en jet privé. Mes fils conduiront des voitures. Mes petits-fils se déplaceront en chameau ». Mais ils masquent aussi d'autres problèmes plus grands encore : épuisement et pollution de l'eau, gestion de déchets chaque jour plus importants, disparition des abeilles à l'origine de la pollinisation de 70% des espèces végétales de notre planète, etc. Le problème est global mais les solutions sont probablement à chercher dans le local, peut-être chez ceux qui ont su garder une relation harmonieuse avec la nature : les peuples premiers, parmi lesquels les Kogis.

Lorsque je me suis rendu au COP21, au Bourget, c'est avec un grand plaisir que j'ai pu visiter et assister à des conférences au sein du "pavillon des peuples autochtones". Les intervenants, qu'ils proviennent de l'ONU ou d'ONG internationales, y soulignaient l'urgence de ré-apprendre des savoirs conservés par les peuples premiers :

J'ai découvert que de nombreuses initiatives commencent à émerger sur ces sujets. Il y était même question d'éducation. Cependant j'ai demandé, à plusieurs intervenants s'ils connaissaient des cas d'écoles, comme celles que nous projetons de créer ; c'est à dire qui auraient une partie de leurs enseignements inspirés et transmis par les peuples premiers à des enfants "non indiens". Même si l'information demande à être confirmée - une personne du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) m'a dit qu'elle se renseignerait mieux - ceux/celles avec qui j'ai pu discuter m'ont dit que l'idée leur paraissait très bonne mais qu'à leur connaissance cela n'existait pas.

Alors allons-y, tentons l'expérience ! Ensemble...