L'étude terrain, financée grâce au généreux soutien d'une cinquantaine de personnes, a pu être finalisée et nous a fourni de précieux éléments qui nous permettront de mener à bien notre projet " LA SEMILLA" (construire un pont par l'éducation entre notre monde "moderne" et les peuples premiers de la Sierra Nevada). C'est donc maintenant en Colombie, où je viens d’atterrir la semaine dernière, que va commencer une nouvelle aventure.

Je vous écris ce billet depuis Bogotá et en dégustant une almojabana (petit pain typique à base de farine de maïs) accompagnant un café colombien versé dans ma tasse "LA SEMILLA". Il ne s'agit pas d'un séjour touristique mais bien une installation dans ce beau pays qu'est la Colombie. Ce voyage, je l'ai fait à la fois pour des raisons personnelles et à la fois pour transformer ce rêve en réalisation concrète. Car, comme disent les indiens Kogis, tout commence dans le monde de "ALUNA" (pensées, énergie...) avant de pouvoir s'incarner dans le monde physique et tangible. Je suis donc arrivé à Bogotá le 4 février :

Vers la fin du mois, j'irai dans la région de Santa Marta et sa Sierra Nevada, pour une première phase d'observation et de prise de contact qui complétera l'étude terrain qui nous a été remise tout récemment par l'association colombienne MISION GAIA.

A ce sujet, je tenais à remercier une fois de plus toutes les personnes qui nous ont apportées un soutien permettant de financer cette étude. En particulier, merci à une partie du personnel de la CNIL (mon ancien employeur, jusqu'à que je démissionne pour venir en Colombie) : un beau soutien qui s'est matérialisé par un magnifique chèque géant remis lors de mon pot de départ !

 (Le chèque géant, ici entre les mains du CA de LA SEMILLA, de gauche à droite : Stéphane, Judicaël, Lucia, Bernard et Brigitte)

Pour revenir sur le contenu de l'étude terrain réalisée par MISION GAIA, c'est un travail formidable et très professionnel qui a été effectué par deux personnes (Diana et Angelica) aux profils "sur mesure". Nous sommes encore en train d'analyser le rapport qui nous a été remis (50 pages sans compter les annexes, les documents complémentaires et les "matériels bruts" : interview, etc.). Par exemple 26 institutions scolaires et éducatives en lien avec les principales thématiques de notre projet (éducation alternative, bilinguisme, agroécologie et peuples premiers) ont été sélectionnées parmi les 300 présents dans la région. Des représentants d'établissements public, privés ou d'une association de parents ayant fait le choix de la scolarisation à domicile ont été interviewés, de même que des politiques locaux ou des représentants des peuples indiens de la Sierra (Organizacion Gonawindua Tayrona). Par ailleurs une recherche détaillée a été réalisée sur les démarches administratives, les types de structure juridiques locales les mieux adaptées, les coûts d'investissement et de fonctionnement, etc.

Autant d'éléments qui nous permettent de préciser notre projet et de le ré-orienter progressivement, afin de l'intégrer au mieux dans l’environnement et les besoins locaux. D'ores et déjà, si l'étude confirme la légitimité de créer une structure locale agissant dans les domaines de l'éducation alternative, l'écologie et s'inspirant de la sagesse et des connaissances des peuples premiers de la Sierra Nevada, il semble qu'elle oriente aussi vers un élargissement de l'idée initiale en direction d'un projet éducatif et culturel à destination des enfants et des jeunes.

Le chemin se dessine peu à peu et me voilà en Colombie pour lui donner corps, avec votre soutien et celui de l'équipe parisienne LA SEMILLA !